Au Cebit, les puces se mettent au vert

Le plus grand salon mondial des hautes technologies, le Cebit, se tient jusqu’à demain à Hanovre, en Allemagne, avec pour la première fois une réelle prise en compte des questions écologiques. Rendre l’économie numérique plus verte est, en effet, devenu un défi majeur pour une industrie qui, sous couvert d’apporter le progrès, s’est longtemps désintéressée de l’impact environnemental de ce qu’elle fabrique. Cartes mères d’ordinateurs, boîtiers, écrans, imprimantes, téléphones portables, etc. Ces produits contiennent encore de nombreuses substances toxiques et leur recyclage reste bien aléatoire.

À côté de cette pollution « physique », le secteur électronique est également l’un de ceux qui consomment le plus d’énergie, et il dégage presque autant d’émissions de CO2 que le transport aérien. « Les ordinateurs et l’informatique sont peut-être l’industrie dont la consommation d’énergie augmente le plus vite au monde », concédait Steve Ballmer, le PDG de Microsoft, invité d’honneur du salon. Car derrière les mondes virtuels d’internet se trouvent des infrastructures techniques bien réelles : les fameux centres de données (data centers) dont certains occupent une surface égale à sept terrains de football. Ces « fermes informatiques » qui stockent et transmettent les données dont nous avons besoin 24 heures sur 24 toute l’année sont extrêmement voraces en énergie.

Pour faire prendre conscience de l’énergie consommée, rien de mieux que d’édifiantes comparaisons. Faire une simple recherche sur Google est équivalent à consommer une heure de lumière d’une ampoule à économie d’énergie ! Télécharger la version électronique d’un journal revient à consommer autant d’électricité que pour faire une lessive. Et un personnage virtuel du site Second Life consomme autant d’électricité… qu’un habitant du Brésil, bien réel lui.

Selon l’université de Stanford, les plus grandes fermes informatiques du monde font tourner chaque année 14 centrales électriques ; leurs besoins ayant doublé entre 2000 et 2005. « Dans moins d’un quart de siècle, l’internet à lui seul consommera autant d’énergie que toute l’humanité aujourd’hui », alerte Gerhard Fettweis de l’université de Dresde.

Dès lors l’avènement de « technologies vertes » est plus que jamais d’actualité et les constructeurs, petit à petit, commencent à s’y mettre.

un effet marketing pour Greenpeace

Cela passe bien sûr par une conception différente des fermes informatiques mais aussi, et c’est plus visible pour le grand public, par des matériels plus écologiques. Microsoft a ainsi présenté un logiciel permettant aux particuliers de réguler leur consommation électrique ; Fujitsu-Siemens a dévoilé un appareil ne consommant rien à l’état de veille et offre à ses clients des « bons » auprès d’un fournisseur d’électricité à base d’énergies renouvelables, etc. Mais ces efforts restent insuffisants pour Greenpeace, qui dénonce un « effet marketing. » Sur 37 produits testés par l’association écologiste, 3 seulement obtiennent la moyenne. « Les fabricants prennent de plus en plus au sérieux les impacts sur l’environnement de leurs produits, mais ils ont encore un long chemin à faire », conclut Yannick Vicaire, chargé de la campagne Toxiques de Greenpeace.

Add comment Samedi 8 mars 2008

Les téléviseurs sans TNT interdits à la vente

Depuis hier, les téléviseurs qui ne sont pas équipés d’un récepteur pour la télévision numérique terrestre (TNT) et ses 18 chaînes gratuites sont interdits à la vente. Les postes qui ne peuvent recevoir que la télévision analogique doivent donc disparaître des rayons des grandes surfaces comme des sites de cybercommerce.

Cette obligation a été fixée par l’article 19 de la loi relative à la modernisation de la diffusion audiovisuelle et à la télévision du futur. Voté le 5 mars 2007, ce texte a été notamment conçu pour préparer l’extinction de la diffusion de la télé analogique sur tout le territoire français. Concrètement le signa l hertzien qui achemine actuellement les six grandes chaînes nationales sera progressivement coupé d’ici 2011, date à laquelle la couverture de la TNT sera de 95 % (contre 85 % aujourd’hui). Les premières zones qui seront concernées par l’arrêt du signal hertzien seront connues d’ici la fin de ce mois. Les personnes habitant dans ces zones et qui ne disposeront pas d’un décodeur TNT branché sur leur télé ou d’un poste avec récepteur TNT intégré ne pourront tout simplement plus recevoir de programmes télé.

Les professionnels de la grande distribution ont bien sûr anticipé, depuis une année, l’obligation de vendre des télés avec récepteur TNT intégré. Une tâche rendue plus aisée grâce aux constructeurs dont les gammes de produits intègrent depuis plusieurs mois déjà ces récepteurs. Toutefois, au moment de l’achat, il convient de bien vérifier que son futur écran plat dispose bel et bien d’un récepteur TNT.

Mais cette évolution majeure dans le monde de la télé sera suivie d’un nouveau chambardement le 1er décembre prochain. En effet, les téléviseurs permettant l’affichage de programmes en haute définition (étiqueté « HD Ready » ou « Full HD ») devront être vendus avec un récepteur TNT différent car haute définition (HD). Cela permettra de capter, en plus des 18 chaînes existantes, huit nouvelles chaînes de TNT en haute définition (TF1 HD, M6 HD, France 2 HD, Arte HD et Canal + HD notamment).

Add comment Jeudi 6 mars 2008

Le GPS des musées

La façon dont nous visitons les musées vient de faire une discrète mais essentielle révolution grâce au Louvre. Le musée mondialement connu vient, en effet, d’inaugurer ce que l’on pourrait appeler « le GPS des musées », un guide multimédia innovant qui devrait faire école.

Visiter un musée revenait jusqu’à présent à choisir entre la visite de groupe, animée parfois par un conférencier – visite forcément généraliste – ou bien la visite individuelle assistée des fameux audioguides multilingues. Pour répondre à la curiosité sans cesse croissante d’un public toujours plus nombreux, le Louvre révolutionne tout cela en prenant le meilleur des deux mondes.

Développé par la société Antenna audio avec le mécénat de la compagnie aérienne Korean Air, Vivendi et la fondation Orange, le nouveau guide est un lecteur multimédia portable robuste avec casque stéréo, construit par XP-Vision. L’écran couleur tactile offre une haute qualité d’image qui tient compte de la langue utilisée (huit dont celle des signes), de l’âge, des centres d’intérêts ou des attentes des visiteurs. Sa grande capacité de stockage (16 Go) permet au Louvre de proposer plusieurs types de visites avec 5 profils d’utilisateurs (adulte, enfant, etc.) et 15 parcours de visite (9 sont d’ores et déjà en service). Au final, chaque terminal de 228 g emporte avec une autonomie de 6 à 8 heures plus de 350 heures de commentaires, 1 000 images et des séquences multimédias. Mais au-delà de la prouesse technique, c’est bien l’aspect pédagogique et pratique du terminal qui est unique.

Se situer dans l’immense musée via des plans interactifs ; se déplacer en visualisant sur l’écran les photos des salles avec des flèches en surimpression ; écouter de la musique liée au contexte de telle ou telle œuvre ou période lorsque l’on se déplace ; découvrir les œuvres avec des photos qui mettent en avant les points essentiels et écouter les meilleurs conférenciers livrer leurs commentaires avisés.

Et le site internet monguide.louvre.fr permet de préparer ou poursuivre sa visite personnalisée.

Avec ce guide multimédia, aboutissement de deux années de travail, le Louvre montre donc l’exemple de ce que seront les musées du XXIe siècle.

Add comment Samedi 1 mars 2008

Sony vainqueur de la guerre du DVD

C‘est une guerre de tranchée qui va vraisemblablement s’achever dans les jours à venir. Chacun de leur côté les deux constructeurs d’électronique japonais, Sony et Toshiba, réfléchissaient, en effet, au remplaçant de nos DVD actuels : des disques de plus grosse capacité capables d’afficher des vidéos en haute définition. Faute de s’être entendus pour lancer un format commun en 2005, Toshiba, allié à Nec, promouvait le HD-DVD et Sony, soutenu par Matsushita (Panasonic) et Sharp, son disque Blu Ray. Deux formats pour faire la même chose donc, deux formats bien évidemment incompatibles entre eux. Depuis trois ans, les deux géants nippons ont déployé tous leurs talents pour séduire les studios de cinéma et les constructeurs de lecteurs.

Au centre, le consommateur compte péniblement les points, se remémorant une précédente guerre des formats : celle de la cassette vidéo qui avait vu le triomphe du VHS sur la Bétamax, pourtant de meilleure qualité.

Ce lundi, le ralliement au format Blu Ray de la chaîne de distribution américaine Wall-Mart semble avoir signé le coup de grâce du HD-DVD. Déjà en janvier, les studios Warner, premiers vendeurs de DVD aux États-Unis, avaient donné un signal fort au marché en choisissant de ne soutenir que le Blu Ray. Désormais le disque de Sony est soutenu par la majorité des studios ; Universal appuyant celui de Toshiba.

Les analystes donnent donc le HD-DVD pour mort…

Hier, Toshiba continuait à affirmer qu’« aucune décision officielle n’a encore été prise », mais selon une source proche du dossier « un retrait complet est l’une des possibilités envisagée. » Un retrait déjà anticipé en bourse où le titre Toshiba a bondi de 5,7 %.

Reste que cette guerre du DVD, si elle simplifie le choix du consommateur, laisse en suspens l’avenir réel du DVD. Chacun d’entre nous est globalement satisfait des DVD actuels, ne souhaite pas investir dans de nouveaux lecteurs coûteux et, surtout, l’explosion de la vidéo à la demande par câble ou ADSL nous incite à nous passer de disques…


Blu Ray : ce qu’il faut savoir

Pourquoi un nouveau standard de DVD ?

Sony et Toshiba ont planché en 2005 sur le successeur du DVD car les disques actuels ne permettent pas de loger des films en haute définition. Partis chacun de leur côté en 2005, les deux constructeurs japonais ont choisi de laisser le marché décider du vainqueur.

Que veut dire Blu Ray ?

Toshiba ayant choisi l’appellation HD-DVD pour DVD haute définition, Sony s’est démarqué en baptisant son format Blu Ray (rayon bleu) en référence à la couleur du laser utilisé pour lire ces disques.

Quels sont les avantages d’un disque Blu Ray par rapport à un DVD ?

De plus grande capacité qu’un DVD, un disque Blu Ray contient donc plus d’informations. On obtient ainsi une image de meilleure résolution (haute définition ou Full HD) ; un son diffusé sur 7 canaux ; des bonus plus élaborés, plus interactifs et qui peuvent provenir d’internet (si la platine y est connectée). Enfin, ce format intègre des systèmes anticopies de gestion de droits d’auteurs.

Comment lire un disque Blu Ray ?

Pour lire un film, il faut disposer d’un lecteur spécifique Blu Ray. Pour l’heure, ces lecteurs sont chers (à partir de 350 €). Ils sont compatibles avec les DVD actuels. On peut aussi lire des disques Blu Ray sur d’autres appareils comme des ordinateurs ou la console vedette de Sony, la PlayStation 3.

Dois-je acheter un lecteur maintenant ?

Pour profiter des films en haute définition des disques Blu Ray, disposer du lecteur adéquat ne suffit pas : il faut obligatoirement avoir un téléviseur ou un moniteur lui aussi haute définition (Full HD).

Quel est le prix des disques Blu Ray ?

Plus cher à produire, un disque Blu Ray est plus cher qu’un DVD actuel. Par exemple le DVD du film « 300 » se trouve à partir de 20 € quand le même en édition Blu Ray coûte 10 € de plus…

Add comment Mardi 19 février 2008

Les portables de demain sont là

Avec pour parrain Robert Redford, le congrès mondial de la téléphonie mobile a réuni cette semaine à Barcelone tous les acteurs des télécoms pour une superproduction qui marquera sans doute un tournant. En effet, d’un côté, le marché de la téléphonie mobile affiche une excellente santé : 1,1 milliard de portables vendus en 2007 dans le monde selon l’institut GfK. Mais d’un autre côté, si le marché est tiré par l’Afrique et l’Asie, en Europe, il stagne ; une situation normale compte tenu d’un taux de pénétration de 95 % ! Les constructeurs doivent donc concocter à la fois des téléphones basiques pour les marchés émergents et des appareils toujours plus sophistiqués pour inciter chacun d’entre nous au renouvellement.

C’est bien sûr dans ce segment que les constructeurs déploient toute leur énergie. Pour 2008, et après la généralisation des capteurs photos ou des lecteurs audio-vidéo, l’innovation s’articulera autour de trois faits majeurs : l’interface tactile, l’intégration de puces GPS et la montée en puissance des services mobiles connectés.

Popularisée par Apple avec son iPhone, l’interface tactile a conquis tous les constructeurs. Ces derniers ont fait un réel travail pour remplacer des menus souvent aussi complexes que peu intuitifs. HTC (avec son interface Touch Flow), LG, Sony-Ericsson, Samsung proposent ainsi de piloter leurs appareils au doigt ou au stylet, quitte à dérouter certains utilisateurs. Ceux-ci se tourneront alors vers les mobiles qui intègrent en plus un clavier. Seul Nokia fait bande à part et ne propose aucun appareil à écran tactile. Il est vrai que le n° 1 mondial (40 % de part de marché) peut se permettre d’attendre la fin de l’année pour se lancer.

Seconde tendance forte pour 2008 : l’intégration de puces GPS. Selon une étude britannique de Canalys, 60 % des utilisateurs apprécient cette fonction. Un engouement qui, espérons-le, fera baisser les prix. Un portable-GPS coûte quelque 450 € auxquels il faut ajouter l’achat de cartes et/ou un abonnement dédié plus le coût de services annexes. Mais tous les constructeurs sont prêts et même les fabricants de GPS s’immiscent dans la téléphonie comme Garmin et son nüviphone…

Enfin, la troisième grande tendance, qui s’est accélérée avec l’iPhone concerne l’internet mobile. De plus en plus, les sites web de socialisation qu’on aime chez soi, vont nous suivre sur notre mobile comme Facebook, Myspace. Idem pour la messagerie instantanée comme MSN. Et l’arrivée de Google sur les mobiles va accélérer le mouvement. Au final, les téléphones 2008 aboliront la frontière entre la téléphonie et l’ordinateur ; établissant ainsi de nouveaux usages, de nouvelles pratiques avec leurs bons et mauvais côtés.

De g. à dr. : Samsung U900, Sony X1, Nokia N96 et prototype Google Androïd.


Des vidéos en cliquant ici

Add comment Samedi 16 février 2008

Et si on changeait de clavier ?

TMS. Trois lettres qui signifient troubles musculosquelettiques et qui constituent « la première cause de maladie professionnelle reconnue en France », selon l’institut national de recherche et de sécurité (INRS). Les TMS recouvrent plusieurs pathologies affectant le poignet (tendinites, syndrome du canal carpien…), le coude ou l’épaule. Et ceux d’entre nous qui travaillent sur un ordinateur sont particulièrement exposés tant l’ergonomie des postes de travail (écran, souris, clavier) est insuffisamment prise en compte dans les entreprises. Améliorer le confort de travail n’est pourtant pas forcément onéreux comme le démontre chaque jour Martine Pineau. Cette Toulousaine est l’une des rares en France à proposer un apprentissage de la dactylographie ergonomique, basée sur la méthode Dvorak.
Mise au point par l’Américain August Dvorak dans les années 30, cette méthode consiste en une disposition des touches du clavier différente de celles des claviers traditionnels Azerty ou Qwerty ; et spécifique à une langue donnée selon la fréquence d’emploi des lettres. Inutile d’acheter un clavier Dvorak car en installant un petit logiciel gratuit, on peut « transformer » un clavier traditionnel en clavier Dvorak version française.
La position des caractères sera certes inchangée mais ce la n’a guère d’importance car « on n’a plus besoin de regarder le clavier », s’amuse Martine Pineau. « Il faut arrêter de fétichiser le clavier car ce n’est pas le plus important. » « L’objectif de la méthode est de faire le moins de mouvements possible mais seulement les gestes nécessaires », explique la spécialiste. 20 heures de formation – contre 70 pour les méthodes traditionnelles – suffisent ainsi pour acquérir la méthode Dvorak, qui ne présente pas que des avantages sur le plan des TMS. En effet, le confort de frappe acquis permet naturellement d’être moins stressé et plus performant quant à la vitesse de frappe.
Reste que l’apprentissage de cette nouvelle méthode et la disposition particulière des caractères, rebuteront nombre d’entre nous qui préféreront changer physiquement de clavier. Mais ceux qui ont franchi le pas ne reviennent jamais en arrière…

Add comment Samedi 9 février 2008

Le succès de ladepeche.fr

Le site internet de « La Dépêche du Midi » vient de se placer au 3e rang des sites d’actualité régionale français, derrière ceux de « Ouest-France » et du « Parisien-Aujourd’hui en Fance». Et il est leader sur l’agglomération toulousaine et sur les dix départements du Grand Sud (ceux de Midi-Pyrénées, le Lot-et-Garonne et l’Aude), loin devant les autres sites régionaux, institutionnels ou commerciaux. Vous êtes, en effet, de plus en plus nombreux à vous connecter sur www.ladepeche.fr. En janvier 2008, selon l’institut de mesure XiTi, vous étiez 738 000 à avoir navigué sur nos pages pour y effectuer 1,4 million de visites (un visiteur pouvant se connecter plusieurs fois).

7,7 millions de pages vues

Et au total, ce sont 7,7 millions de pages qui ont été cliquées durant les 30 derniers jours. Une progression spectaculaire de 295 % en à peine une année ! Merci à tous pour votre fidélité et vos encouragements. La nouvelle mouture du site, mise en ligne en octobre dernier, vous a, d’évidence, séduit. Vous plébiscitez particulièrerment les actualités locales, régionales, nationales et internationales qui vous sont données 7 jours sur 7 avec un enrichissement multimédia (photos, vidéos) toujours plus complet.
Nos nouveaux services en ligne (guides sur les loisirs, les restaurants et les spectacles, trafic routier en temps réel, etc.) vous ont également conquis. Et les rubriques de petites annonces (immobilier, auto, emploi, rencontres) qui vont prochainement bénéficier d’améliorations sont également en progression. Notre objectif désormais : atteindre, avec vous, le million de visiteurs pour ladepeche.fr.
Pour cela, nous allons renforcer l’interactivité entre le journal et ses lecteurs en mettant en place de nouveaux espaces de réactions et d’expression.
Et nous allons être au rendez-vous de deux événements majeurs de 2008 : l’élection présidentielle aux États-Unis et les élections municipales et cantonales en France. Pour la première, une section spéciale « USA 2008 » a été ouverte ce jeudi. Pour les secondes, chacune des quelque 3 800 communes de la région et chacun des 184 cantons renouvelables disposent de leur fiche. Sur celle-ci vous pouvez suivre l’actualité au jour le jour, connaître les chiffres clés, le maire ou conseiller général sortant, les candidats et les programmes. Et les 9 et 16 mars, vous pourrez vivre en direct la soirée électorale.

Add comment Samedi 2 février 2008

Portables : le fin du fin

Difficile pour Apple de réitérer en 2008 un coup marketing aussi fort que l’iPhone, son téléphone révolutionnaire présenté l’an dernier et qui avait fait bondir l’action de 8 %. Dès lors l’édition du MacWorld 2008 – la grand-messe annuelle de San Francisco où la firme à la pomme présente ses nouveautés – a forcément moins surpris fans et journalistes, réunis la semaine dernière au Moscone center, vaste centre de congrès pavoisé d’affiches « Il y a quelque chose dans l’air. » Ce « quelque chose », Steve Jobs, le PDG, s’est attaché à le présenter lui-même avec gourmandise au cours d’une de ses mises en scène étudiées qui ont fait sa légende.
C’est donc d’une enveloppe en papier kraft que le « gourou » a sorti le MacBook Air, présenté comme l’ordinateur « le plus fin du monde. »
Avec sa robe aluminium, le nouvel ordinateur portable a fière allure. D’un poids de 1,36 kg, il propose un écran de 13,3” (33,7 cm) à technologie LED (éclairage par diode) surmonté d’une webcam. Son clavier confortable est rétro-éclairé si l’on travaille dans le noir. Il mesure 32,5×22,7 cm avec une épaisseur allant de 1,94 cm à… 0,4 cm sur sa face avant !
Son autonomie est annoncée à 5 heures avec le sans-fil Wifi N activé. Avec de telles mensurations, le lecteur-graveur de DVD est externe et optionnel (90€). Intel a spécialement conçu pour Apple un microprocesseur Centrino double cœur 60 % plus petit qu’habituellement cadencé à 1,6 ou 1,8 GHz. La machine d’ores et déjà est disponible à partir de 1 799 $ soit 1 223€… en théorie car en France elle est disponible à partir de 1 699€. Une version à 2 686 € intègre un disque dur à mémoire flash (ssd) de 80Go.
Après la téléphonie mobile l’an dernier, Apple aborde donc un nouveau secteur : celui des ordinateurs ultraportables. Un secteur très concurrentiel (cf. ci-dessous) et en plein boom. « Le MacBook Air pourrait doper le marché des ordinateurs ultraportables », estime ainsi Tim Bajarin, analyste chez Creative Strategies. Apple, dont la moitié des ordinateurs vendus sont des portables, « pourrait également attirer les utilisateurs de PC », ceux que l’on appelle les «switchers.»

Greenpeace accuse

Mais le MacBook Air, si séduisant soit-il, présente quelques handicaps : une solidité à vérifier, un seul port USB, une batterie inamovible. Et aussi une étiquette « écolo » qui serait moins nette que celle vantée par Steve Jobs. Ainsi Greenpeace accuse. « Le MacBook Air présente moins de PVC et de retardateurs de flamme bromés que les autres ordinateurs Mac, mais il n’est pas complètement dépourvu de ces substances toxiques », affirme l’association écologique.


Mobilité : un marché très concurrentiel

Leader sur le marché des ultraportables, Sony dispose de son Vaio TZ, une référence chez les PC. Il surpasse le MacBook Air sur plusieurs points : 1,19 kg avec lecteur-graveur de DVD et une autonomie de 7 heures. Moins connu dans l’Hexagone, Panasonic pulvérise les 10 heures d’autonomie avec des modèles très pro car à coque renforcée, mais très chers. Toshiba de son côté a récemment lancé son R500 : 800 grammes avec le lecteur graveur de DVD. Asus, autre spécialiste du portable, présente toute une gamme « U » et surtout son nouvel EEE révolutionnaire. Là où les ultraportables coûtent souvent plus de 1 500 €, Asus lance une machine à… 300€. Un prix qui est même tombé, mercredi 23 janvier dernier, date de sortie en France de l’appareil, à 199 € si l’on prend l’EEE chez SFR avec un abonnement de 29,90 €/mois. Ce pack permet d’accéder à internet partout en France via le réseau 3G + (HSDPA) grâce à une petite clé USB. C’est la première fois que SFR commercialise un ordinateur. Le EEE d’Asus, qui a connu un très vif succès depuis son lancement dans les autres pays, est un ordinateur complet et prêt à fonctionner. Basé sur une version de linux (Windows XP peut être installé), il est équipé de logiciels libres.

1 comment Samedi 26 janvier 2008

La télé du futur à Las Vegas

La télé est de retour. Non pas la télé en tant que média, celle-ci voyant, année après année, sa place dans les familles diminuer au profit d’internet. Non, le retour est celui de l’écran de télévision comme élément central de la convergence multimédia (programmes télé, vidéo, jeux, internet, etc.)
Tel est l’enseignement que l’on pourrait tirer du salon Consumer electronic show (CES) de Las Vegas qui vient de se tenir cette semaine. S’il n’y a pas eu de nouveautés décoiffantes annoncées pour ce grand rendez-vous high tech de l’électronique de loisirs qui se tient chaque année dans la capitale du jeu, les constructeurs ont, chacun, joué carte sur table.

Pour Panasonic, cela a consisté à présenter le plus grand écran plasma du monde : un monstre de 3,8 m de diagonale ! Cet exploit n’éclipse cependant pas la baisse de régime des plasmas, détrônés par les écrans LCD. Plébiscités, les ventes de ces derniers ont bondi de 86 % au 3e trimestre 2007 et Samsung, Sharp et consorts ont tous présenté à Las Vegas La télé du futur à Las Vegas des écrans LCD toujours plus fins, plus grands, plus fonctionnels.

Mais déjà, les LCD entament leur déclin face à de nouvelles technologies.

Sony mise ainsi sur les écrans Oled. Encore chers, ces derniers sont ultrafins et très économes. Samsung avance, lui, sur des écrans 3D et Panasonic- encore lui-a présenté Life Wall, une composition d’écrans plats pour couvrir tout un mur d’une maison. Microsoft, enfin, a présenté Surface, un écran tactile logé… dans la table basse du salon !

Le CES a montré également que les images ne se contentaient pas d’être affichées mais sont aussi projetées. Hitachi a ainsi présenté un vidéoprojecteur proposant une image de 1,5 m de diagonale avec seulement… 42 cm de recul.

MINI-PROJECTEURS

Mais surtout, la révolution pourrait bien venir des vidéoprojecteurs miniatures. Panasonic, 3M, Light Blue proposent déjà ou planchent sur des appareils si petits qu’ils peuvent être intégrés dans les téléphones portables dont les écrans, si tactiles soient-ils, ne permettent pas de profiter de toutes leurs fonctions multimédias, notamment l’imminente TNT mobile. Selon le cabinet iSuppli, les ventes de ces projecteurs de poche pourraient atteindre 1,7 million d’unités en 2 012. Après le cinéma à domicile, l’ère du cinéma de poche…

La fin des fils, enfin

Dans le salon comme au bureau, les câbles qui traînent par terre seront bientôt un mauvais souvenir. Pour relier télé et lecteur DVD, ordinateur et imprimante sans aucun fils, les constructeurs ont développé des systèmes de transmission par ondes radios. Un récepteur, branché sur les prises de courant et du câble, transmet à la télé les images en haute définition. Pour les télés,LG utilise des ondes de 5 Ghz qui portent jusqu’à 20m ; Panasonis a choisi des ondes de 60 Gz. Pour l’informatique, 2008 va voir débarquer l’USB sans fil qui permettra de relier les périphériques sans fil. Ne restera plus qu’un ultime cordon : celui qui transporte l’électricité…

27 000 nouveautés pour un salon « vert »

Face à la concurrence d’autres salons (Foire de Hanovre, salon 3GSM de Barcelone) ou des événements propres (Mac world pour Apple), le CES de Las Vegas n’est pas forcément LE salon où les constructeurs dévoilent des nouveautés marquantes. Toutefois, 27 000 nouveaux matériels ont été présentés cette semaine aux quelque 140 000 visiteurs et 4 500 journalistes. Dans les allées, on pouvait ainsi voir des robots ; télévisions connectées directement à Youtube ; un écran panoramique incurvé chez Alienware ; des appareils photos numériques filmant en haute résolution ; des mini-PC ultralégers, les premiers serveurs informatiques pour la maison concentrant photos et vidéos ; des terminaux GPS commandés par la voix, etc. Le CES a également entamé un virage « vert » en présentant des technologies écologiques et recyclables. Enfin les organisateurs se sont engagés à réduire les émissions de carbone des 3 000 stands avec un partenariat avec l’association carbonfund.org.

Add comment Samedi 12 janvier 2008

Bonne année

Bonne et heureuse année 2008 pour tous les lecteurs du blog et ceux de La Dépêche.

Add comment Mardi 1 janvier 2008

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